Activités

Une question sur le Droit

DROIT ET HISTOIRE : Le droit peut-il écrire l’histoire ?

Nous vivons dans une société en prise avec une telle « passion » pour le droit, comme la qualifiait le Doyen Carbonnier, que l'on semble croire que le Droit peut tout.   Ainsi, pourquoi ne pourrait-il pas « écrire l'Histoire » ? Lui qui s'offre si aisément des majuscules, ce Droit pourrait bien se saisir de la société, n'y voir qu'une page blanche et écrire ce qui fût pour toujours puisqu'il ne s'agirait que de « Déclaration », la Déclaration de 1789 en étant la plus éclatante manifestation ? Aujourd'hui, nous en sommes si loin … Entre le positivisme sociologique et le positivisme économique, le droit ne serait plus qu'une technique d'efficacité pour que ce qui est déjà là prenne forme pour être encore plus là : le droit aurait une valeur notariale, pour « sécuriser » les faits, afin qu'ils perdurent dans le temps. L'obsession de la « sécurité juridique », n'est-ce pas réduire le Droit à n'être qu'une voie d'exécution ? 

Conférences

L’entreprise régulée in « Actualité du droit de l’entreprise »

L’expression même d’ « entreprise régulée » peut apparaître comme un contresens : on ne régule qu’un espace qui le requiert en raison de ses défaillances structurelles, et non pas une entreprise qui développe ses activités sur celui-ci. Retour ligne automatique Mais à la réflexion, il faut parfois « réguler l’entreprise », nécessité qui s’imposera de plus en plus. Cela est impératif lorsqu’une entreprise absorbe l’espace tout entier, parce qu’elle est monopolistique ou parce qu’elle pour projet de devenir le cœur d’un espace crucial, comme l’affirme Google se présentant comme le futur cerveau mondial. D’une façon plus générale, il faut repérer les entreprises « cruciales », dont les banques ne sont qu’un exemple, et organiser, au-delà de la supervision, la régulation directe de telles entreprises. Cette régulation des entreprises cruciales doit alors prendre la forme d’une présence de la puissance publique et du Politique à l’intérieur de l’entreprise elle-même, afin que l’Etat interfère dans les décisions dont le groupe social subit les conséquences. La régulation peut aller au-delà de la « présence publique », pour prendre la forme du « pouvoir public », l’Etat décidant comme opérateur. Dans de telles conditions de crucialité, la neutralisation de « l’entreprise publique » par le droit de la concurrence doit cesser, l’entreprise publique devant être reconnue comme un instrument de régulation, en distance de la simplicité concurrentielle. Ce Colloque est organisé au Collège de France, par la Chaire Etat social et mondialisation : analyse juridique des solidarités. Il s'est déroulé les 12 et 13 juin 2014, dans l'amphithéâtre Marguerite de Navarre. Lire le programme et la présentation de tous les  intervenants. Lire le Working Paper sur lequel s'appuie la présentation orale. Ecouter la conférence elle-même. Lire l'article paru au Recueil Dalloz. 

Leçons

Enseignement : Grandes Questions du Droit

Plan de cours, semestre d’automne 2014

Ce document présente les méthodes de travail, les bibliographies, le plan et les références, afférents au Cour magistral des « Grandes Questions du Droit ». Ces « questions » sont les suivantes : 1. La profondeur de l’organisation institutionnelle de la France 2. La fragilité de l’organisation dogmatique du système juridique 3. Le droit et les valeurs 4. La migration de la Constitution au cœur du droit français 5. L’articulation des normes 6. Le juge 7. Jugement et procès 8. La responsabilité 9. Le contrat 10. Les choses et les personnes : la distinction en jeu 11. Les droits fondamentaux 12. Les prochaines Grandes Questions du Droit

Leçons

Enseignement : Grandes Questions du Droit

Conseils méthodologiques pour l’exercice de commentaire de textes

Consulter par ailleurs les conseil à propos de l'exercice de dissertation juridique, qui constitue nécessairement le premier sujet proposé. Consulter les conseils à propos de l'exercice de note de synthèse, qui peut constituer une des formes de « sujet pratique » qui peut être proposé au titre du second sujet proposé.

Leçons

Enseignement : Grandes Questions du Droit

Conseils méthodologiques pour l’exercice de la note de synthèse

Le galop d'essai et l'examen final donne lieu à un exercice écrit en temps limité et sous surveillance. L'étudiant doit traiter l'un des deux sujets qui lui sont proposés (Accéder aux annales). Le premier sujet est nécessairement une dissertation. Le second sujet peut être soit une dissertation, soit un commentaire de texte, soit une note de synthèse. Ici, sont donnés quelques conseils pour la réalisation d'une note de synthèse.

Leçons

Enseignement : Grandes Question du Droit

Livret de cours : semestre d’automne 2014

Ce livret du cours de « Grandes Questions du Droit » établi pour le semestre d'automne 2014 avait  pour objet d'expliciter les objectifs du cours, les méthodes, l'évaluation, la charge de travail et la bibliographie. Des liens renvoient à divers documents pertinents.

Leçons

Cours Grandes Questions du Droit

Livret d’enseignement, semestre d’automne 2014

Le cours de « Grandes Questions du Droit » a deux objectifs, correspondant à la double nature du droit. Le droit participe en premier lieu à la constitution des liens sociaux, résulte de l’histoire, exprime une culture, apporte sa puissance à des valeurs. Dans un système démocratique, il a pour fin d’entraver la force injuste, le droit ne devant pas se dissocier de la justice. Pour le comprendre, il faut donc l’analyser « de l’extérieur ». En second lieu et tout autant, le droit est une technique : c’est pourquoi le cours a pour objectif de faire comprendre le droit « de l’intérieur », par l’acquisition du vocabulaire, des raisonnements et la connaissance des institutions. Le droit est un système dont il faut maîtriser les sources (la Constitution, les lois, les traités, les décisions juridictionnelles, les contrats, les pratiques, etc.) et les méthodes.

Direction de publication

🏗️ direction de collection : 📚Droit et Économie

📚Parution de : Normativité économique et droit du travail

Référence complète : Bargain, G., Normativité économique et droit du travail, préface d'Alain Supiot, coll. "Droit & Économie", Lextenso – LGDJ éditions, avril 2014, 472 p.   Il s'agit du 23ième volume de la collection « Droit et Économie ».   La légitimité du droit du travail est plus que jamais vacillante dans un contexte de crise économique. Confrontées à un impératif d efficacité, les règles de droit du travail sont évaluées, jugées, justifiées à l aune de leur impact sur l économie. Au fondement de cette évaluation se situe une certaine analyse économique qui s érige en normativité concurrente du droit. Les représentations et les croyances sur lesquelles le droit du travail se fonde et qu il nourrit semblent ainsi évoluer sous l influence des catégories normatives d un modèle économique conçu au regard d une certaine fin. Quelles sont alors les représentations qui guident cette évaluation ? Comment ces représentations influencent-elles le droit du travail ? N existe-t-il pas d autres modèles permettant de concevoir différemment les relations du droit du travail et de l économie ? C est à ces questions que cet ouvrage tente de répondre.     Lire la quatrième de couverture. Lire la table des matières. Lire la préface d'Alain Supiot. Lire la présentation de la thèse soutenue en 2012.   Consulter l'ensemble de la collection dans laquelle l'ouvrage a été publié.  

Direction de publication

🏗️ direction de collection : 📚Droit et Économie

📚Parution de : La conciliation des enjeux économiques et environnementaux en droit de l’Union européenne, analyse appliquée au secteur des déchets

Référence complète : Verdure, Ch., La conciliation des enjeux économiques et environnementaux en droit de l'Union européenne, analyse appliquée au secteur des déchets, préface de Nicolas de Sadeleer, coll. "Droit & Économie", Lextenso – LGDJ éditions, 2014, 425 p.   Il s'agit du 22ième volume publié dans la collection « Droit et Économie ».   La protection de l'environnement et le développement économique constituent des défis d'importance majeure au sein de notre société contemporaine. Chacun de ces domaines influence l'évolution et l'efficience de l'autre, de sorte que c'est leur interaction même qui se pose aujourd’hui comme un enjeu central de leur avenir propre et commun. Le présent ouvrage vise à examiner, par une approche inédite, cette interaction en droit de l'Union européenne. L'analyse de cette problématique actuelle, ancrée dans une étude détaillée de la législation et de la jurisprudence de l'Union européenne est, en particulier, effectuée au départ d'un secteur emblématique des principaux enjeux de cette interaction : le secteur des déchets. À cet égard, l'ouvrage met en exergue l'émergence d une nouvelle conception du déchet, qui revêt une composante environnementale et une composante économique, amenées à coexister, en droit, dans le respect du principe d'intégration et de développement durable, au travers d'un nécessaire mécanisme de conciliation. La mise en œuvre de ce mécanisme de conciliation est examinée, de manière originale, tant au sein du droit de l'environnement que du droit de la concurrence. L'analyse ainsi effectuée est systématiquement appliquée au secteur des déchets, lequel n'avait fait l'objet, jusqu à présent, d'aucune étude réalisée sous cette perspective. Lire la 4ième de couverture. Lire la table des matières.   Consulter l'ensemble des ouvrages parus dans la Collection.    

Leçons

Leçon 3 : Le régulateur bancaire et financier

Le régulateur est au centre des systèmes de régulation. Cela ne va pas de soi, notamment dans des système juridiques légicentrés. Ainsi, l'on continue à se demander si le régulateur est légitime, n'admettant ses pouvoirs et son action qu'en tant que rattaché à l'Etat, associant alors le régulateur à la forme qu'il prend : l'Autorité Administrative Indépendante (A.A.I.). Cela met à l'écart les régulateurs professionnels et l'autorégulation. De fait, les secteurs bancaires et financiers mixtent les deux systèmes, notamment parce que les entreprises de marchés, sociétés privées, exercent des régulations. En effet, le régulateur est admis avant tout parce qu'il est efficace. Le droit doit alors contribuer à sa crédibilité et à sa puissance. C'est le droit qui organise sa nomination, son indépendance, son impartialité, le dote de pouvoirs. Si le droit le limite, c'est pour lui permettre d'être admis comme puissance légitime.

Conférences

Les enjeux de la régulation, in La régulation juridique du secteur ferroviaire, enjeux et perspectives

Paris, Maison de la Chimie. Le secteur ferroviaire français est régi depuis 2010 par l'ARAF. Celle-ci organise ici son premier colloque juridique. Avant d'examiner des questions spécifiques au secteur, la rencontre fait place à des dimensions de droit comparé. Il débute par un panorama sur les enjeux de la régulation. C'est dans cette première partie du colloque que l'intervention prend place.  Lire le programme. La conférence porte sur les « enjeux » généraux de la régulation, décrits pour mieux les confronter dans un second temps au secteur ferroviaire et à ses spécificités. Ainsi, les « enjeux de la régulation » dépendent de la définition que l’on donne à la régulation, car celle-ci est définie par ses buts. Ainsi, c’est au regard des buts que l’on assigne au droit de la régulation, qui n’est qu’un ensemble d’outils au service de buts, que l’on mesure les « enjeux ». L’on peut définir la régulation comme un appareillage d’institutions, de règles, de décisions et de principes, dont le but est de mettre en équilibre la concurrence et un autre principe, a-concurrentiel, voire anticoncurrentiel. Tout l’enjeu est de construire, puis de maintenir cet équilibre. C’est pourquoi la régulation est une construction qui se développe dans le temps. C’est la loi qui est légitime à fixer ces autres principes techniques, économiques ou politiques qui viennent en équilibre du principe de concurrence. Cet enjeu d’équilibre ne relève pas que d’une politique publique, il appartient à la définition même du droit. C’est pourquoi sa réussite est contrôlée, mesurée, notamment à travers l’action du Régulateur, par exemple vis-à-vis du Parlement. 

Leçons

Enseignement : Principes du droit de la régulation bancaire et financière

Conseils pour l’exercice de note de synthèse

La note de synthèse est l'exercice le moins « typiquement juridique ». En effet, il répond à une méthodologie relativement indifférente au contenu des documents, la nature juridique ou portant sur le droit de ceux-ci étant donc relativement indifférente. L'enjeu de l'exercice est de réduire la diversité des documents, généralement de l'ordre de 3 à 6 documents, en un seul document de 4 à 6 pages. On ne demande pas d'exprimer des opinions personnelles car la note est destinée à quelqu'un qui l'utilisera pour son propre travail. Pour le lui permettre, il faut que d'une façon neutre et efficace, vous lui restituez d'une manière claire et simple cette sorte de « fouillis » que constitue l'amas de documents que l'on vous a donné à travers le dossier documentaire. Les connaissances sont inutiles, mais il faut restituer exactement et d'une façon ordonnée et claire ce qui résulte des documents, sans les résumer un à un mais en articuler les points essentiels qu'ils contiennent, en mettant ces points en perspective.