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💬 La gouvernance de la profession d’avocat en question

► Référence complète : M.-A. Frison-Roche,  "Avocats :  La gouvernance en question", Journal des Bâtonniers, n°9, nov.-déc.janv. 2010-2011, pp. 12-13. - ► présentation de  l'entretien : Cet entretien porte sur l’organisation présente et future des ordres d’avocats. Après avoir défini leur rôle de gouvernance et de régulation de la profession, est examiné le rapport de l’avocat au marché et la conséquence de l’Ordre défini comme garant d’une crédibilité professionnelle, basée sur une déontologie, qui assoit la confiance, valeur première sur un marché. Sont ensuite examinés les débats actuels de dimension des ordres, de mutualisation des moyens, etc. L’entretien est l’occasion de définir la gouvernance en tant que celle-ci est un ensemble de procédés qui aboutit à l’expression d’une adhésion à la règle de la part de celui à qui celle-ci s’applique. En cela, la gouvernance, par rapport à l’organisation hiérarchique, ne se manifeste pas par la puissance mais par l’adhésion à des valeurs communes. L’organisation d’une profession par des Ordres doit en être le reflet. Cela ne veut pas dire que ce type d’organisation professionnelle est antinomique du marché. En effet, le marché par nature est un espace risqué. Il en résulte que la confiance y est une valeur rare, que les agents économiques achètent. La confiance que l’avocat peut provoquer notamment grâce à la déontologie est ainsi une valeur de marché. Les Ordres en sont les garants. Dès lors, il importe peu l’ancienneté ou non des institutions : l’essentiel est d’émettre des normes de comportements dans lesquels d’une part les avocats se reconnaissent et donc adhèrent et d’autre part dans lesquels les tiers accordent confiance. La discipline construit la crédibilité de l’ensemble. Pour bien ajuster les ordres à leur mission, question d’actualité, il faut reconstituer des causalités. Ainsi, si la dimension trop restreinte des périmètres des barreaux est à l’origine de la difficulté de formation, la solution est éventuellement dans la mutualisation des moyens de formation et le recours à de nouvelles technologies. Mais si la cause est bien plutôt le décalage entre ce qui est appris et ce qui est nécessaire à l’exercice de la profession, la question de la dimension des Ecoles et de leurs moyens perd de sa pertinence. De la même façon, sur la question cruciale du maintien des ordres locaux, il faut d’abord déterminer si l’on rattache un barreau à une juridiction, dans une conception de la profession liée au juridictionnel, ce qui conduit à choisir entre tribunal et Cour d’appel ou si l’on conçoit la profession davantage comme une activité économique, ce qui conduit à rattaché les périmètres des Ordres à des notions comme la ville ou de bassin d’activités. Il est possible que la diversité des organes représentatifs, notamment Conférence des Bâtonniers et CNB, soit le reflet de cette diversité d’approche, toutes deux légitimes, justifiant la superposition à première vue irrationnelle, des structures professionnelles. Pour conclure, l’on pourrait dire, dans un monde où les frontières s’effacent et les réseaux se développent, que les professions doivent plus que jamais être la colonne vertébrale des sociétés et des marchés. Les professions elles-mêmes doivent être gouvernées de l’intérieur, car pour les réguler il faut les connaitre et que le professionnel adhère à qui les gouverne, mais d’une façon crédible pour l’extérieur. L’enjeu essentiel, en lui-même et pour les marchés et les agents économiques qui ont recours aux avocats, c’est le crédit qu’ils peuvent faire à la déontologie spécifique et effective de ceux-ci. En cela, les ordres sont les gardiens de l’identité de l’avocat, qui est sur le marché sur le marché sans être un commerçant.   -        

Articles

Intervention dans les médias

La gouvernance en question

Référence complète : La gouvernance en question, Journal des Bâtonniers, n°9 novembre-décembre-janvier 2010-2011, pp. 12-13. Cet entretien porte sur l’organisation présente et future des ordres d’avocats. Après avoir défini leur rôle de gouvernance et de régulation de la profession, est examiné le rapport de l’avocat au marché et la conséquence de l’Ordre défini comme garant d’une crédibilité professionnelle, basée sur une déontologie, qui assoit la confiance, valeur première sur un marché. Sont ensuite examinés les débats actuels de dimension des ordres, de mutualisation des moyens, etc. Accéder à l'interview. Accéder à une présentation plus générale.   Lire une présentation plus détaillée ci-dessous.  

Les trois points clefs de l’enseignement « Vie de l’Entreprise » en 2011

L’enseignement « Vie de l’Entreprise » vise à faire comprendre que l’économie ne se résume pas au droit commercial mais est présente dans l’ensemble du droit. Ensuite, et à l’inverse, le droit ne peut prétendre contenir toute l’économie et les magistrats ne doivent pas être des « cyclopes à l’oeil perçant ». Enfin, ils doivent chercher à comprendre la dimension du temps, aussi bien le temps qui entoura les faits qu’ils apprécieront, que l’avenir des décisions qu’ils adoptent.

Prise de parole : conférence

179. Droit et Economie

Référence complète : M.-A. Frison-Roche, « Droit et Economie », Académie des Sciences Morales et Politiques, 1er décembre 2008.

Prise de parole : conférence

176. Introduction sur les pouvoirs des Autorités administratives

On connaît le dilemme : comment préserver l’indépendance des régulateurs qui, faute d’être contrôlés par le pouvoir politique, y perde leur légitimité démocratique. L’argument est élimité à force de redite. Sans vouloir dire que cela lui ôte toute force, on remarquera que le contrôle vient dans tous les systèmes du juge, qui ressemble au réguateur, en ce qu’il est constitutionnellement indépendant et assez peu souvent élu. Le contrôle vient aussi du secteur économique lui-même, par sa puissance et l’asymétrie d’information contre lequel l’Etat devrait davantage protéger le régulateur. Une conception expertale de la régulation et des AAI se heurte alors à la conception trop souvent politique où on la restreint.

Participation à un jury de thèse

36. Soutenance de travaux

Jury de la soutenance de travaux pour habilitation à diriger des recherches de Sophie SCHILLER (présidente), 23 janvier 2003.

Participation à un jury de thèse

35. Soutenance de travaux

Jury de la soutenance de travaux pour habilitation à diriger des recherches de Baudoin DUPRE, Sciences-Po (président : Jean Leca), 10 […]

Prise de parole : conférence

71. La juridiction de la régulation des marchés

Référence complète : M.-A. Frison-Roche,  La juridicisation de la régulation des marchés, intervention au séminaire de l’Institut d’Economie Industrielle, 21 janvier […]

Le calcul des dommages et intérêts (seconde partie), par Maurice Nussembaum

Cette séance fait suite à la séance du 28 septembre 2010 qui avait exposé d’une façon générale les théories et modalités économiques du calcul des dommages et intérêts. Cette séance reprendra cette démonstration générale pour l’appliquer à deux cas pertinents : celui de la concurrence déloyale et de la contrefaçon.

Présentation générale « Vie de l’Entreprise »

Dans cet enseignement réservé aux auditeurs de l’Ecole Nationale de la Magistrature, il ne s’agit en rien de faire de ceux-ci des spécialistes du droit commercial et de l’économie, mais plutôt de leur montrer dans quel contexte les agents économiques agissent. Des slides reproduisent l’enseignement qui s’est déroulé en 2010. Il est aisé de contacter MAFR pour poser toute question et discuter à travers la rubrique « Forum » du menu du site.

Prise de parole : conférence

59. Prespectives juridiques. Synthèse

Référence complète : M.-A. Frison-Roche, Perspectives juridiques. Synthèse in La prochaine loi électrique, Sénat, 16 juin 1999, Paris.

Prise de parole : conférence

48. L’intérêt des minoritaires

 Référence complète : M.-A. Frison-Roche, « L’intérêt des minoritaires », in La prise de contrôle des sociétés, Droit et Commerce, Colloque de […]