Jurisprudence

Jurisprudence

Conseil constitutionnel

DĂ©cision du 16 juillet 1971 relative Ă  la loi complĂ©tant les dispositions des articles 5 et 7 de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association

La décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971 relative à la loi sur la liberté d'association est avant tout connue parce qu'elle a intégré le préambule de la Constitution de 1958 dans le « bloc de constitutionnalité », c'est-à-dire dans ce qui est l'objet d'un contrôle de constitutionnalité par le Conseil constitutionnel. Ce faisant, la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, qui n'est visée que dans ce Préambule, faisait dans son entrée dans le droit constitutionnel. D'une part, cette décision accrut considérablement le pouvoir du Conseil constitutionnel et d'autre part transforma celui-ci en gardien des libertés et libertés fondamentaux, du fait de la norme de référence (la Déclaration des droits de l'Homme de 1789) à l'aune de laquelle les lois sont appréciées.

Jurisprudence

Cour de Justice des Communautés européennes

ArrĂȘt du 15 juillet 1964, Costa C/ Enel

Avant que les traités de Nice, ne transforme la « communauté européenne » en « Union européenne », l'actuelle « Cour de justice de l'Union Européenne (CJUE) » était appelée « Cour de justice des Communautés européenne (CJCE) ». C'est donc la JCE qui rendit l'arrêt fondateur Costa. Le considérant principal de l’arrêt Costa est le suivant : Arrêt : « à la différence des traités internationaux ordinaires, le traité de la CEE a institué un ordre juridique propre intégré au système juridique des États membres […] et qui s’impose à leur juridiction. En instituant une Communauté de durée illimitée, dotée d’institutions propres, de la personnalité, de la capacité juridique, d’une capacité de représentation internationale et plus particulièrement de pouvoirs réels issus d’une limitation de compétence ou d’un transfert d’attributions des États à la Communauté, ceux-ci ont limité leurs droits souverains et ont créé ainsi un corps de droit applicable à leurs ressortissants et à eux-mêmes (…) le droit du traité ne pourrait donc, en raison de sa nature spécifique originale, se voir judiciairement opposer un texte interne quel qu’il soit sans perdre son caractère communautaire et sans que soit mise en cause la base juridique de la Communauté elle-même ». Par cette décision, les juges communautaires s’autorisent, dans le même temps à imposer que d’une part, ce qu’à l’époque l’on désignait comme le droit communautaire constitue un « ordre juridique propre » (il est en cela autonome des droits nationaux) et intégré dans les droits nationaux (en cela les droits nationaux en dépendent et deviennent eux-mêmes une part du droit communautaire. Il est remarquable que ce soit une juridiction, et non les traités fondateurs, qui ait opéré une avancée si considérable vers une intégration européenne. Pour lire l'arrêt, cliquez ici.

Jurisprudence

Cour de Cassation, premiĂšre chambre civile

ArrĂȘt du 27 fĂ©vrier 1951, Branly

© mafr Lire l'arrêt.   ____   Les héritiers de Branly ont porté devant le juge le reproche qu’ils firent à […]

Jurisprudence

Cour de cassation, chambres réunies

ArrĂȘt du 2 dĂ©cembre 1941, Franck

Avant que les juges n’aient à trancher ce cas, celui dont la chose avait causé un dommage en était le […]

Jurisprudence

Conseil d'Etat

ArrĂȘt du 19 mai 1933, Benjamin

          Pour lire l'arrêt,  cliquez ici.                     […]

Jurisprudence

Cour de cassation, chambres réunies

ArrĂȘt du 13 fĂ©vrier 1930, Jand’heur

Certains doutent encore que la jurisprudence puisse être « source de droit »… Il suffit de lire "l'arrêt Jand'heur" pour mesurer le pouvoir créateur d'une jurisprudence. Par cet arrêt de principe, auquel le système juridique français accroche pas formellement de force obligatoire, les Chambres réunies de la Cour de cassation ont posé, par une interprétation littérale de l'article 1384,al.1 du Code civil, qu'il n'est pas nécessaire d'être fautif pour être responsable. Il faut mais il suffit d'être « gardien » de la chose qui cause à autrui un dommage. Ainsi, pour que la petite fille renversée par un camion puisse voir ses soins médicaux pris en charge financièrement, les juges ont établi le système de la responsabilité « du fait des choses », qui est une responsabilité sans faute.

Jurisprudence

Cour de cassation, chambre des requĂȘtes

ArrĂȘt du 3 aoĂ»t 1915, ClĂ©ment-Bayard

Cet arrêt de principe conçut et fonda d’une façon définitive la notion d’abus de droit. Les juges le firent pour […]

Jurisprudence

Cour suprĂȘme des Etats-Unis

ArrĂȘt Strong v. Repide du 3 mai 1909

Référence complète: Cour suprême des Etats-Unis, 3 mai 1909, Strong v. Repide, 213 U.S. 419 Lire l'arrêt (en anglais)

Jurisprudence

Tribunal des Conflits

ArrĂȘt du 8 fĂ©vrier 1873, Blanco

L’arrêt Blanco a été présenté par la doctrine comme la « pierre angulaire » du droit administratif. En effet, jusque-là, […]

Jurisprudence

Cour suprĂȘme des Etats-Unis

ArrĂȘt du 24 fĂ©vrier 1803, Marbury v/ Madison

 L’on présente généralement l’arrêt Marbury v/ Madison comme celui par lequel la Cour suprême des Etats-Unis institua le mécanisme même […]