Conformité

Conférences

Le droit de la compliance : le rôle des opérateurs cruciaux

Référence : Frison-Roche, M.-A., Le droit de la compliance : le rôle des opérateurs cruciaux, conférence Enedis, 2 février 2017, Paris.   Le Droit de la Compliance est un prolongement du Droit de la Régulation. En effet, les autorités publiques expriment des buts monumentaux dépassant le fonctionnement marchand et qu’elles n’ont pas les moyens de mettre en œuvre mais dont elles chargent certaines entreprises de la concrétisation. Ainsi, la compliance est l’internalisation de la régulation dans des entreprises « cruciales », structurellement transformées. Face à ce phénomène américain, les entreprises européennes sont restées passives, se contentant d’être condamnées. Il convient bien plutôt de s’approprier ce Droit de la Compliance. Notamment dans le secteur de l’énergie, dans lequel la dimension cruciale des entreprises « cruciales » apparaît par la dimension politique de leur objet technique. Enedis est à ce titre un sujet dynamique de compliance et a vocation à se revendiquer comme tel.   Consulter les slides ayant servis de support à la conférence.

Articles

BOURSIER, Marie-Emma

L’irrésistible ascension du whistleblowing en droit financier s’étend aux abus de marché

Référence complète : Boursier, M.-E., L’irrésistible ascension du whistleblowing en droit financier s’étend aux abus de marché, Bulletin Joly Bourse, 1ier septembre 2016.   Les étudiants de Sciences po peuvent lire l'article en accédant au dossier « MAFR – Régulation »

Articles

HOLTSE, Camilla

Maersk: Antitrust compliance in a global context

Référence complète : Holtse, C., Maersk: Antitrust compliance in a global context, Revue Concurrences, n°1-2017, pp. 10-14.   Les étudiants de Sciences Po peuvent consulter l'article via le drive, dossier « MAFR – Régulation & Compliance »

Articles

TOTH, Andras

How Could Competition Authorities Reward Competition Compliance Programmes

Référence complète : Toth, A., How Could Competition Authorities Reward Competition Compliance Programmes, European Competition & Regulation Law Review, 2017, n°1, pp. 4-10. Les étudiants de Sciences Po peuvent lire cet article via le drive dans le dossier « MAFR – Régulation & Compliance »

Articles

LEHAIRE, Benjamin

The Juridicity of Compliance Programs in Canadian Competition Law: A Cross Analysis of Corporate Criminal Liability and Competition Law

Référence complète : Lehaire, B., The Juridicity of Compliance Programs in Canadian Competition Law: A Cross Analysis of Corporate Criminal Liability and Competition Law, R.J.T., n°50, 2016, pp. 694-743.   Les étudiants de Sciences Po peuvent lire cet article via le drive dans le dossier « MAFR – Régulation & Compliance »

Articles

SOUTY, Françoise

Entreprises, concurrence, conformité : définition empirique de la compliance

Référence complète : Souty, F., Entreprises, concurrence, conformité : définition empirique de la compliance, RLC, 2016, n°55.   Les étudiants de Sciences Po peuvent lire cet article via le drive dans le dossier « MAFR – Régulation & Compliance »

Articles

DURAND, Wilfried

L’entreprise face au droit de la concurrence : comment réduire le risque

Référence complète : Durand, W., L’entreprise face au droit de la concurrence : comment réduire le risque, Revue Lamy de la concurrence, No 55, 1 nov. 2016. Les étudiants Sciences Po peuvent consulter l'article via le drive, dossier « MAFR-Regulaiton & Compliance ».  

Articles

MARTINEAU-BOURGNINAUD, Véronique

La légalisation de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) au service du dialogue social : idéologie ou utopie ?

Référence complète : Martineau-Bourgnineaud, V., La légalisation de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) au service du dialogue social : idéologie ou utopie ? , Petites Affiches, 11 octobre 2016, pp. 6-11. L'auteur relève que l'expression de « responsabilité sociale de l'entreprise » est peu définie. La Commission Européenne y voit la « responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu'elles exercent sur la société », les salariés faisant partie de ses « parties prenantes », et la norme ISO 26000 de 2010 sur la gouvernance intégrant les relations de travail. La RSE a pénétré le Droit par la loi de 2001 sur les « nouvelles régulations économiques », tandis que la loi de 2010 réformant le droit des sociétés cotées et important le principe « appliquer ou expliquer » oblige à inclure dans le rapport annuel de gestion des données sociales et environnementales. En cela ce rapport RSE promeut le dialogue social. L'auteur pose donc que « cette nouvelle idéologie » est entrée dans le Droit. Cette « consécration d'une idéologie » consiste à « créer un cadre réglementaire qui place l'homme au cœur des préoccupations de l'entreprise », en changeant pour cela sa gouvernance. En obligeant à la diversité dans les conseils d'administration, notamment leur féminisation et la présence des salariés. Le dialogue social prend la forme aussi de la participation des institutions représentatives du personnel dans le « reporting social et environnemental » et leur participation sur la stratégie de l'entreprise, puisque les discussions à ce propos prennent pour base les reportings précités. On constate cependant que les comités d'entreprise sont peu associés. C'est sans doute pour cela que l'auteur considère que la RSE comme dialogue social relève plutôt d'une « utopie »… Le dialogue social participe pourtant de la performance économique de l'entreprise et la loi dite Rebsamen du 17 août 2015 s'en prévaut, la loi du 8 août 2016, dite El Khomri inclut dans la « base de données économiques et sociales » et le taux de féminisation des conseils d'administration et le nombre d'accords collectifs. Mais l'auteur estime qu'à mettre dans le dialogue social des éléments qui n'en relèvent pas – comme l'environnement ou le sociétal – on affaiblit le dialogue social. L'auteur conclut son article d'une façon très critique en ces termes :   "La RSE à l'épreuve du droit nus enseigne que l'élément matériel de la RSE, les obligations légales (reporting, diversité des conseils d'administration, régle complain or explain…), et l'élément psychologique, son caractère volontaire impulsé par les dirigeants de l'entreprise sont indissociables. Alors que la RSE entend mettre l'humain au coeur des préoccupations de l'entreprise, on constate qu'il y a complète dissociation entre le discours affiché et la réalité économique et sociale. …..  cette RSE légalisée devient un instrument sophistique au service de ce but exclusif en permettant aux entreprises de se draper de vertus dans le but d'acheter la paix sociale, les conflits sociaux étant l'ennemi juré de la productivité.".   Les étudiants de Sciences po peuvent lire l'article en accédant via le drive au dossier « MAFR – Régulation »  

Conférences

Session « Compétition et bien public à travers la compliance », in Cycle de conférences « Régulation, Supervision, Compliance »

Cette session du Cycle de conférence Régulation, Supervision, Compliance se déroule de 17h à 19h au Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Lire les conditions d'inscription, et les conditions d'accès, impératives pour des raisons de sécurité. -   Lire la problématique commune à toutes les sessions du cycle de conférences.   Présentation de cette session, présentation rédigée par l'équipe du Journal of Regulation  (cette présentation n'engage pas les intervenants et ne préjuge pas de leurs propos ; elle n'exprime en rien leurs opinions) : la compliance est un terme usuellement utilisée en matière bancaire, financière et assurantielle, renvoyant à l'obligation très générale de démontrer d'une façon proactive et ex ante au régulateur que le comportement de tout agent qui dépend peu ou prou de l'opérateur est conforme à la régulation sectorielle. Conception à la fois récente, extrêmement large et rattachée à la spécificité de ces secteurs globaux et dans lesquels les opérateurs sont supervisés, la régulation se transformant donc en compliance par la transparence qui caractérise tout opérateur. Mais la compliance a pris son ancrage avant, d'une façon plus générale et d'une autre façon : les « programmes de compliance ». Ceux-ci correspondent à une vision plus générale du rapport entre l'autorité publique, les opérateurs privés et les normes. En effet, en ex post, l'opérateur dont le manquement a été sanctionné conçoit un programme de comportement qui le rend apte à ne plus le commettre et se met en mesure d'évaluer sa conformité aux règles, autorégulation qui évite dans le futur  une condamnation et accroît l'effectivité du système dans un rapport apaisé avec le Régulateur. Les programmes de compliance ont une place centrale en droit de la concurrence mais peuvent excéder cette branche pourtant déjà générale du « droit des marchés ». En effet si l'on considère que les entreprises concrétisent juridiquement leur souci du bien public par une responsabilité sociale, alors l'on pourrait soutenir qu'elles devraient donner à voir le droit actif par elles et grâce à elle, sous la surveillance des agents publics, ce qui a pour prix de rendre toutes les entreprises transparentes, et de droit supervisées. Par une telle évolution juridique, sommes-nous encore dans une économie libérale ?   -   Cette première session sera modérée par Yann Algan1                                                                  Yann Algan est le Doyen de l’Ecole d’affaires publiques de Sciences Po et est professeur d’économie à Sciences Po. Ses recherches portent sur l’économie numérique et collaborative et l’action publique 3.0. Elles mettent également l’accent sur le capital social, le bien-être et l’évaluation des politiques publiques, en particulier dans le domaine de l’éducation et de l’emploi. Les méthodologies mobilisées sont issues de différents champs disciplinaires, au carrefour de l’économie, de la psychologie et du Big Data. Elles incluent également les expériences contrôlées pour l’évaluation des politiques publiques. Yann Algan est membre du High Level Expert Group (HLEG) de l’OCDE sur le bien-être et est affilié au CEPR (Centre for Economic and Policy Research, Londres) et à l’IZA (Institute for the Study of Labor, Bonn). En 2009, il a reçu le Prix du meilleur jeune économiste français. Ses livres portant sur la confiance et la société française ont reçu les prix du meilleur essai (LIRE) en 2007 et du meilleur livre d’économie en 2008 (« La société de défiance », Editions rue d’Ulm), et le prix lycéen du meilleur livre d’économie en 2012 (« La fabrique de la défiance », Albin Michel). Ses recherches sont publiées dans les meilleures revues internationales et ont été consacrées par deux bourses ERC de recherche européenne : une première en 2010 pour le projet « Trust » et une seconde en 2015, dans la catégorie Consolidator, pour le projet « SOWELL » portant sur les préférences sociales, le bien-être et les politiques publiques. Il est membre de l’Institut Universitaire de France et Senior Editor de la revue Economic Policy.  Yann Algan est Agrégé des universités en sciences économiques (2004). Il est diplômé de l'Université Paris I (Thèse en économie, 2001) et de l'Université de Californie à San Diego (Post-doctorat en économie, 2002).                            , professeur d’économie à Sciences Po, directeur de l’École d’affaires publiques   Y interviendront :     Bruno Lasserre2 Bruno Lasserre est Président de l'Autorité de la Concurrence depuis 2009. Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l'ENA, Bruno Lasserre entre au Conseil d'État en 1978. Président de la 1ère sous-section du contentieux de 1999 à 2002, il a exercé les fonctions, entre 2002 et 2004, de Président-adjoint de la section du contentieux au Conseil d'État. Bruno Lasserre a été le principal architecte de la réforme des télécommunications en France - et notamment de l'ouverture du secteur à la concurrence - successivement en tant que Directeur de la réglementation générale au ministère des postes et télécommunications (1989-1993) puis Directeur général des postes et télécommunications (1993-1997). Président du groupe de travail au Commissariat général au Plan sur « L'État et les technologies de l'information et de la communication » de 1999 à 2001, il préside également depuis 1999 le comité d'orientation chargé de la gestion du Fonds de modernisation de la presse quotidienne. Membre du Conseil de la concurrence depuis 1998, il est a été nommé à la présidence du Conseil de la concurrence en 2004, puis de l'Autorité de la Concurrence, qui lui a succédé, en 2009., président de l’Autorité de la Concurrence   Pierre Mongin3                                               Pierre Mongin est Directeur Général Adjoint et Secrétaire Général du Groupe ENGIE. De 2015 à 2016, Pierre Mongin a été Membre du Comité de Direction Générale d’ENGIE, en charge du Benelux et de l’Afrique, des réseaux de chaleur, de la vente d’énergie aux particuliers. Il a été Président de Fer de France de 2014 à 2015 et Président-Directeur Général de la RATP, ainsi que Président de SYSTRA, entre 2006 et 2015. Pierre Mongin a également exercé plusieurs fonctions dans l’administration : Directeur de Cabinet du ministre de l’Intérieur, puis Directeur de Cabinet du Premier ministre Dominique de Villepin en 2004. Chef de Cabinet du Premier ministre Édouard Balladur et Conseiller pour les DOM TOM entre 1993 et 1995. Avant cela, Pierre Mongin avait été nommé Directeur de la Préfecture de Police de Paris en charge des affaires administratives et financières et des relations avec le Conseil de Paris en 1988. Conseiller technique pour la Police Nationale du ministère de l’Intérieur, puis Conseiller du ministre de l’Intérieur pour les collectivités locales, et enfin Directeur de Cabinet du ministre délégué pour les Collectivités locales entre 1984 et 1986, il a commencé sa carrière en tant que Sous-Préfet dans les départements de l’Ain, de l’Ariège et des Yvelines de 1980 à 1984 et a également été nommé Préfet (d’Eure-et-Loir, du Vaucluse, de la Région Auvergne et du Puy de Dôme) entre 1995 et 2004. En plus de ses fonctions de Directeur Général Adjoint et de Secrétaire Général du Groupe ENGIE, Pierre Mongin est actuellement Président d’ENGIE Energie Services et Administrateur du conseil d’administration d’Electrabel (Groupe ENGIE), Administrateur et Président du comité d’Audit de CMA-CGM et membre du Conseil d’Orientation du domaine de Chambord. Pierre Mongin est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques obtenue à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il est diplômé de Sciences Po Paris et de l’Ecole Nationale d’Administration (promotion Voltaire)., directeur général adjoint et secrétaire général d'Engie   Loraine Donnedieu de Vabres4                                              Loraine Donnedieu de Vabres-Tranié est avocate à la Cour d’appel de Paris, et associée gérante du cabinet Jeantet, dont elle dirige le pôle concurrence et droit européen. Loraine Donnedieu de Vabres-Tranié a développé une connaissance approfondie de l’ensemble des procédures et des problématiques juridiques liées au droit économique en général, et son expertise en particulièrement reconnue pour sa pratique des dossiers stratégiques, qu’il s’agisse de contentieux des ententes anticoncurrentielle, d’assistance des opérateurs historiques ou au contraire d’accompagnement des nouveaux entrants sur les marchés en voie de dérégulation. Elle a été membre du comité de pilotage du Conseil de la concurrence sur la « compliance » et a conseillé plusieurs groupes dans la mise en œuvre de plan de conformité.   Expert du Club des Juristes et Maître de conférences à Sciences Po, Loraine Donnedieu de Vabres-Tranié publie très régulièrement des articles consacrés au droit économique. Elle a récemment publié un article « Loi Macron : une transaction en droit de la concurrence » aux Echos en février 2016, « Force du contrat et ordre public économique » à la Gazette du Palais (décembre 2015) ainsi qu’un article « La U.S. Federal Trade Commission lève (un peu) le voile sur la section 5 du Federal Trade Commission Act » à la Revue Lamy de la concurrence d’octobre-décembre 2015. Ancien membre du Conseil National des Barreaux, Loraine Donnedieu de Vabres-Tranié est par ailleurs notamment membre du conseil d’orientation de l’Institut Montaigne, et de plusieurs conseils d’administration (entreprises, fondation médicale et ONG humanitaire). Loraine Donnedieu de Vabres-Tranié est titulaire d’un DEA Droit des Affaires et Droit économique obtenu à l’Université Paris I (Panthéon-Sorbonne)., avocate à la Cour, cabinet Jeantet     Revenir à la présentation générale du Cycle de conférences, notamment aux autres sessions

Chroniques MAFR Droit de la Compliance

monographie

📝Le Droit de la compliance

► Référence complète : M.-A. Frison-Roche, « Le Droit de la compliance », D.2016, Chron., pp. 1871-1874. - ► Résumé de l'article : les contraintes pesant sur les entreprises au titre de la compliance se multiplient et s'alourdissent. Mais la notion est contradictoire, incertaine, « étrange », l'expression de « conformité » n'étant qu'une translation. La compliance apparaît aujourd'hui comme l'internalisation mondiale d'une régulation publique, souvent conçue aux États-Unis, dans les entreprises, transformées en agents d'effectivité de buts mondiaux monumentaux : équité concurrentielle, lutte contre le terrorisme ou des États jugés indignes (embargos). Plutôt que d'emprunter des solutions éparses, il est essentiel de construire un « Droit de la compliance », proprement européen, à l'aune duquel chacun devra rendre compte. Cette nouvelle branche du Droit est construite téléologiquement sur ses Buts Monumentaux. Elle est portée par les entreprises cruciales. Le Juge y est au centre. - 📝lire l'article - 🚧lire le document de travail sur la base duquel l'article a été rédigé. - Lire la présentation du cycle de conférences organisé par le Journal of Regulation & Compliance (JoRC) en 2016 autour de la Compliance. L'ouvrage en résultant, Régulation, Supervision, Compliance a été publié dans la série Régulations & Compliance co-éditée par le JoRC et les Editions Dalloz.  -

Articles dans une publication collective juridique

BOURSIER, Marie-Emma

L’irrésistible ascension du whistleblowing en droit financier s’étend aux abus de marché

Référence complète : Boursier M-E., L'irrésistible ascension du whistleblowing en droit financier s'étend aux abus de marché, in Actualité du droit financier, BJB éd., Sept. 2016-n°9, pp. 382-393.   Les étudiants de Sciences-Po peuvent accéder à l'article via le drive dans le dossier « MAFR-Régulation »

Ouvrages

WEINSTEIN, Stuart

Legal Risk Management, Governance and Compliance: A Guide to Best Practice from Leading Experts

Référence complète : Weinstein, S., Legal Risk Management, Governance and Compliance: A Guide to Best Practice from Leading Experts, Globe Business Publishing, 2016.   Présentation du livre en anglais :   In today's globalised business environment, companies face a complex assortment of new and often contradictory laws and regulations. High-profile corporate scandals involving compliance failures teach us that loss of reputation can have a significant, if not fatal, effect on a company. International companies recognise this and invest heavily in systems designed to detect and prevent compliance breaches. However, such systems and controls cannot succeed without the development of a strong compliance culture that secures buy-in from executives, managers, employees, contractors and business partners all at levels. This title offers cutting edge know-how and guidance for the development and management of a sophisticated legal risk management and compliance operation. While identifying risks and regulatory challenges, chapters also explore how professionals can manage processes; implement change; track issues and loss events; screen potential clients, partners, employees and contractors; implement appropriate remediatio   The book features chapters on : board structures, tax compliance, fraud and bribery, Sarbanes-Oxley requirements, European capital markets regulation, competition law, data protection, offshoring and the cloud, human resources issues for managers, managing legal risk in China.

Documents de travail

Le droit de la compliance

Ce working paper sert de base à un article paru dans le Recueil Dalloz. L’on parle de plus en plus de « compliance ». On peut lire articles, ouvrages, littérature grises, décisions ou définitions. Mais rien ne converge vraiment. Et bientôt le terme de « conformité » vient en parallèle, voire en substitut1V. par ex. Dudzinska, K., Manivit, B., Marquer, E., Morelle, F., Le guide pratique de la conformité, coll. Cahiers financiers, Larcier Business, 2017. Les Editions Lamy ont une collection dont le titre est "Lamy Conformité. On y trouve par exemple :  Collard, C., Delhaye, C., Loosdregt, H.-B., Roquilly, C., Risque juridique et conformité, 2011, ou Lefèbvre-Dutilleul, V., Codes de bonne conduite – Chartes éthiques, 2012,. Émergent autant de définitions qu'il y a d'auteurs. Pourtant les applications se multiplient, dans des cas très divers, du droit de la concurrence au droit financier international, allant du droit le plus dur, les sanctions semblant aller de pair, à l'éthique des affaires où seul le sentiment de bien se tenir devrait suffire.  Au moment où la « compliance » envahit le droit, il faut d'abord reconnaître à quel point nous ne mesurons pas ce mécanisme puisque chacun ne le voit qu'à sa porte (I), alors qu'il est nécessaire de construire aujourd'hui un véritable « Droit de la compliance » (II). 

Articles

PANDO, Annabelle

Lutte anti-blanchiment : les sanctions contre les agents immobiliers pourraient se durcir

Référence complète : PANDO, A., Lutte anti-blanchiment : les sanctions contre les agents immobiliers pourraient se durcir, Les Petites Affiches, n°170, 26 août 2016, pp. 4-6.   Les étudiants de Sciences po peuvent lire l'article va le drive dans le dossier MAFR – Régulation.   L'auteur expose l'activation du système mis en place en 2009 pour lutter contre le blanchiment d'argent, dispositions aujourd'hui contenues dans le Codes Monétaire et Financier.  Il souligne que les « professions orphelines », c'est-à-dire sans instance ordinale vont, du fait des attentats, être plus surveillées dans leur collaboration avec les autorités publiques : elles "ne vont plus échapper aux contrôles de leur compliance anti-blanchiment", parce que la Commissions Nationale des Sanctions commence à bouger. L'AAI mise en place en 2009 et jusqu'ici peu active, la « Commission Nationale des Sanctions » (CNS) a publié son premier rapport, publiant ainsi des sanctions contre les agents immobiliers après des contrôles de ceux-ci par la DGCCRF. L'auteur souligne que la profession d'agent immobilier est peu préparée à être active pour porter les obligations de détection et d'information en matière de blanchiment. Le plus souvent, ils en ignorent l'existence. Dans son rapport, la CSN affirme que pour l'instant elle s'en tient à la « pédagogie » et prononce des blâmes mais prévoit qu'elle va devenir plus sévère. La profession dit que le système ne lui est pas adapté et qu'ils « se sentent déchargés de toutes obligations de vigilance par l'intervention des notaires qui concluent les transactions ». De toutes les façons le système français va étendre les professions non financières contraintes, à travers l'application de la 4ième directive communautaire anti-blanchiment, par exemple les marchands de pierres précieuses. L'auteur suggère une pareille extension aux agents sportifs.

Leçons

📚Bibliographie générale ordonnée : Droit de la Compliance

🌐 suivre Marie-Anne Frison-Roche sur LinkedIn 🌐s'abonner à la Newsletter MAFR Regulation, Compliance, Law  - Cette bibliographie générale rassemble quelques références générales, qui se superposent ou croisent les bibliographies plus spécifiques sur la compliance, à travers différentes matières ou différentes branches du droit, en droit français ou en droit étranger et supra national ayant une influence directe, de sorte que l'on puisse comprendre ce qui en résulte en droit français. Elle est composée de documents de doctrine (ouvrages et articles), des textes législatifs ou réglementaires applicables en France et dans d'autres pays (et, le cas échéant, des projets de lois ou de règlements), ainsi que de documents de littérature grise. Il peut être pertinent de croiser cette bibliographie avec la Bibliographie plus large relative au Droit commun de la Régulation, ou avec la Bibliographie relative au Droit de la Régulation bancaire et financière.        Consulter la bibliographie ci-dessous.  

Articles dans une publication collective juridique

FASTERLING, Björg

Criminal compliance – Les risques d’un droit pénal du risque, in « Les grandes entreprises échappent-elles au droit »

Référence complète : Fasterling, B., Criminal compliance – Les risques d'un droit pénal du risque, in Eeckhoudt, M. (dir.), Les grandes entreprises échappent-elles au droit, Revue Internationale de Droit Économique (RIDE), 2016/2,De Boeck, pp. 217-237.   Les étudiants de Sciences po peuvent lire l'article via le drive dans le dossier « MAFR – Régulation »   Cet article montre tout d'abord que le droit pénal vise maintenant à convaincre les entreprises à prendre des dispositions via la « compliance » pour « optimiser le risque juridique » en se mettant en mesure de ne pas commettre d'infractions. Mais l'auteur souligne qu'il n'y a pas d'études concrètes montrant la causalité entre cette compliance mise en place et la diminution des infractions. Il en conclut que les instruments de mesure de « l'efficacité » de la compliance. L'article est très critique à la fois sur la notion même, parlant d'une « autorégulation réglementée » et sur la façon dont la compliance fonctionne, évoquant une "perversion de la compliance", puisque cela ne marche pas, et concluant sur la « vanité » de la criminal compliance….   Dans ce dossier voir aussi : EECKHOUDT Marjorie, Propos introductifs. BONNEAU Thierry, Les conflits d'intérêts dans le règlement Agence de notation du 16 septembre 2009. KRALL Markus, Gouvernance et conflits d'intérêts dans les agences de notation financière. GARAPON Antoine et MIGNON Astrid, D'un droit défensif à un droit coopératif : la nécessaire réforme de notre justice pénale des affaires. GARRETT Brandon L., Le délinquant d'entreprise comme bouc émissaire.