23 janvier 2026 ·

🧱La supériorité du système de l’Internet sur le système algorithmique, car le premier est ouvert et le second ne l’est pas

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► Référence complète : M.-A. Frison-Roche, « La supériorité du système de l’Internet sur le système algorithmique, car le premier est ouvert et le second ne l’est pas », publication LinkedIn, 23 janvier 2026.

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🌐 lire la publication sur LinkedIn, qui commente le débat « Internet up for Grabs » du World Economic Forum (Davos, 23 janvier 2026)

🧱 lire la version anglaise de cette publication

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Le débat du 23 janvier 2026 à Davos porte sur l’articulation entre le système de l’Internet et le système algorithmique (dit l’intelligence artificielle).

On y retrouve les anthropomorphismes habituels, et dont il faut pourtant se garder, comme quoi l’enjeu serait d’éduquer les logiciels… et l’on s’accorde sur l’apport de ces outils algorithmiques, certains soutenant que, parce qu’ils « apprennent » et « parlent » et « conversent », ils pourraient bien constituer un espace qui pourrait remplacer l’espace que constitue Internet.

Mais sans revenir sur le fait que l’espace d’Internet est occupé par des personnes et que les logiciels ne sont pas des personnes, l’infrastructure technique d’Internet par laquelle l’espace numérique s’est construit est ouverte, ce qui permet à chaque personne d’y accéder et de s’y exprimer.

Cela n’est pas vrai dans l’espace algorithmique, qui est un ensemble de lieux fermés, d’abord ouvert si le propriétaire le veut, d’abord gratuit si le propriétaire le veut, puis fermé à qui il veut s’il le veut, ou payant s’il le veut (c’est la question de droit que pose le procès entre l’investisseur Elon Musk et OpenAI), alors que l’Internet est structurellement ouvert.

Son principe même est l’accès.

Si l’espace numérique était « réécrit » par le système algorithmique, présentant les logiciels comme s’ils étaient des êtres humains (systèmes agentiques), alors les êtres humains, c’est-à-dire les vrais humains, n’auraient plus libre accès à l’espace de libre communication.

Les algorithmiques, que l’on n’éduque pas, ne sont que des outils et leur statut doit demeurer celui-ci.