Droit et Études de psychologie sociales ne font pas bon ménage.
Pourtant, les « émotions collectives » font avancer l'histoire.
Les élections politiques se font sur l'aptitude des candidats à être empathiques.
Les produits se vendent s'ils sont entourés d'un discours empathique.
Le Droit serait-il « froid » ?
Et si l'on répond par l'affirmative, est-il un mal ?
Si l'on considère que cela est un mal, faut-il que le Droit se « réchauffe », intègre un lien de chaleur, d'émotion vive à l'égard des individus, soit lui-même un vecteur d'un tel lien de chaleur émotionnelle et altruiste entre les individus ?
On le soutient désormais chaudement. La place que la « vie » prend désormais dans le Droit, l'entrée des « êtres sensibles », dont les êtres humains vont partie, y invite avec force.
Pourtant, l'adage classique disait que « le Droit ne sonde pas les reins et les cœurs ».
La jurisprudence rappelle encore que l'amour n'est pas une condition du mariage, que l'affection ne fait pas la filiation;
Est-ce bien ? Est-ce pas mal ?
Les sentiments qui envahissent de plus en plus le Droit doivent-ils de plus en plus le guider, voire le dominer, ou bien le Droit doit-il se ressaisir et utiliser sa forcer pour se tenir à distance et des reins et des cœurs ?
Le populisme et la publicité qui se développent aussi en matière juridique invitent à réfléchir sur cette question essentielle pour les personnes.