29 fĂ©vrier 2024 ·

KARSENTI, Jérôme🕴️

📝DĂ©fendre les intĂ©rĂŞts des victimes dans la justice pĂ©nale Ă©conomique nĂ©gociĂ©e, in 🕴️M.-A. Frison-Roche et 🕴️M. Boissavy (dir.), Collection RĂ©gulations & Compliance Compliance et droits de la dĂ©fense. EnquĂŞte interne – CJIP – CRPC

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Couverture – Compliance et droits de la défense

► Référence complète : J. Karsenti, « Défendre les intérêts des victimes dans la justice pénale économique négociée », in M.-A. Frison-Roche et M. Boissavy (dir.), Compliance et droits de la défense. Enquête interne – CJIP – CRPC,  Revue JoRC Journal of Regulation & Compliance (JoRC) et Dalloz, coll. « Régulations & Compliance« , à paraître.

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Collection RĂ©gulations & Compliance consulter une prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de l’ouvrage, Compliance et droits de la dĂ©fense – EnquĂŞte interne, CIIP, CRPC, dans lequel cet article est publiĂ©

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► RĂ©sumĂ© de l’article (fait par le Journal of Regulation & Compliance – JoRC) : L’article dĂ©bute par une prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la naissance de la justice pĂ©nale nĂ©gociĂ©e que l’auteur rattache avant tout Ă  une volontĂ© d’efficacitĂ©, alors que la justice ne devrait pas se nĂ©gocier et que la culpabilitĂ© se prouve et ne se transige pas. Mais le flux du contentieux et sa gestion en a dĂ©cidĂ© autrement, avec la rĂ©volution de la CRPC, puis de la CJIP. Celle-ci met aussi la France aux standards internationaux qui pèsent et bĂ©nĂ©ficient aux entreprises, personnes morales, l’ensemble mettant au cĹ“ur de la procĂ©dure pĂ©nale ces modes alternatifs de poursuite.

La nature de plus en plus Ă©conomique de ces procĂ©dures propres aux grands acteurs Ă©conomiques internes est qu’ils sont seuls face aux procureurs dont la seule autoritĂ© règne de fait, l’article posant que ni le juge ni les victimes ne sont vĂ©ritablement prĂ©sents. Ce jugement sĂ©vère de l’auteur se radicalise concernant la CJIP.  Ce peu de place est reprochĂ© par l’auteur aussi bien concernant les personnes physiques, notamment les mandataires sociaux des personnes morales, que les victimes des agissements de ceux-ci, les personnes morales susceptibles de dĂ©fendre les intĂ©rĂŞts des victimes ayant peu d’accès et peu de droits. Il en rĂ©sulte une indemnisation alĂ©atoire des victimes.

Cette justice nĂ©gociĂ©e serait donc Ă  front renversĂ© avec la procĂ©dure pĂ©nale ordinaire qui, elle, s’ouvre de plus en plus aux victimes.

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🦉Cet article est accessible en texte intégral pour les personnes inscrites aux enseignements de la Professeure Marie-Anne Frison-Roche

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L’article dĂ©bute par une prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la naissance de la justice pĂ©nale nĂ©gociĂ©e que l’auteur rattache avant tout Ă  une volontĂ© d’efficacitĂ©, alors que la justice ne devrait pas se nĂ©gocier et que la culpabilitĂ© se prouve et ne se transige pas. Mais le flux du contentieux et sa gestion en a dĂ©cidĂ© autrement, avec la rĂ©volution de la CRPC, puis de la CJIP. Celle-ci met aussi la France aux standards internationaux qui pèsent et bĂ©nĂ©ficient aux entreprises, personnes morales, l’ensemble mettant au cĹ“ur de la procĂ©dure pĂ©nale ces modes alternatifs de poursuite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] A. Jacobs, « Le droit belge dans le concert européen de la justice négociée », Revue internationale de droit pénal, 2012, vol. 83, n° 1, pp. 43-88.

[2] A. Taleb, « Les procédures de guilty plea : plaidoyer pour le développement des formes de justice négociée au sein des procédures pénales modernes », Revue international de droit pénal, vol. 83, 2012, pp. 89-108.

[3] Conseil de l’Europe, Comité des ministres, Recommandation R(87)18 du Comité des ministres aux États membres concernant la simplification de la justice pénale, 17 septembre 1987, exposé des motifs, article 7, p. 33

[4] E. Dreyer et O. Mouysset, Procédure pénale, LGDJ, coll. « Cours », 2ème éd, 2019, n°636.

[5] Cons. const., 2 février 1995, n° 95-360 DC.

[6] Loi n°99-515 du 23 juin 1999 renforçant l’efficacitĂ© de la procĂ©dure pĂ©nale.

[7] Article 41-2 du Code de procédure pénale.

[8] voir infra.

[9] Loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique.

[10] Elle succède à la convention de compensation d’intérêt public que le Conseil d’État avait sévèrement jugé dans son avis CE, Avis, 24 mars 2016, n° 391.262 ; JORF n°0287 du 10 décembre 2016 texte n°111 ; Dr. sociétés, 2016, n°5, Comm. R. Vabres, pp. 10-11.

[11] V. F. Pierucci, Le piège américain, JC Lattès, 2019, Annexes, « Analyses des amendes payées aux autorités américaines au titre du FCPA ».

[12] O. Claude et R. Saint-George, « La CJIP AIRBUS : les nouveaux contours de la coopération dans le cadre de la justice pénale négociée », AJ Pénal, mai 2020, pp. 240-243.

[13] F. Tulkens, La justice négociée, document de travail du Département de Criminologie et de Droit Pénal de l’Université catholique de Louvain, n° 37, 1995, 27 p.

[14] C. Lazerges « Le renforcement des droits des victimes, par la loi n° 2000-516 du 15 juin 2000 », APC 2002, n°24, p. 15 et s.

[15] Ainsi dans la foulĂ©e de l’affaire Cahuzac a Ă©tĂ© votĂ©e la loi du 11 octobre 2013 crĂ©ant la Haute AutoritĂ© pour la transparence de la vie publique (HATVP) prĂ©voyant le contrĂ´le des liens d’intĂ©rĂŞt et de la situation patrimoniale de certains Ă©lus, dont les missions seront complĂ©tĂ©es par la loi dite « Sapin 2 ». La spĂ©cialisation des compĂ©tences pour lutter contre la corruption Ă©tait opĂ©rĂ©e par la loi organique du 6 dĂ©cembre 2013 qui crĂ©ait le Parquet national financier (PNF) dans la continuitĂ© de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) par le dĂ©cret du 25 octobre 2013. L’affaire ThĂ©venoud engendrait la loi du 9 dĂ©cembre 2016 (Sapin 2), qui donnait notamment un statut aux lanceurs d’alerte protĂ©gĂ©s par l’Agence Française Anticorruption (AFA), nouvelle autoritĂ© disposant d’un pouvoir administratif et dirigĂ©e par un magistrat, mais subtilement placĂ©e sous l’autoritĂ© conjointe du Garde des Sceaux et du Ministre du Budget. PlacĂ©e sous les auspices d’un accord Ă©lectoral avec le Modem, cette loi qui s’annonçait ĂŞtre d’une ampleur inĂ©galĂ©e a accouchĂ© le 9 aoĂ»t 2017 de mesures modestes mais qui rĂ©pondaient Ă  certaines revendications : l’interdiction des emplois familiaux, la suppression de l’IRFM, la suppression des rĂ©serves parlementaires et ministĂ©rielles, l’impossibilitĂ© pour un dĂ©putĂ© d’avoir une activitĂ© de conseil sauf si elle a commencĂ© plus d’un an avant son mandat, la crĂ©ation d’une banque de la dĂ©mocratie.

[16] Sherpa, Sherpa obtient son agrément corruption après un long silence du Ministère de la Justice, communiqué de presse, 25 novembre 2019, https://www.asso-sherpa.org/sherpa-obtient-agrement-corruption-apres-long-silence-ministere-de-justice.

[17] Tribunal administratif de Paris, L’association Anticor perd son agrément lui permettant de se porter partie civile dans les procédures de corruption, communiqué de presse, 23 juin 2023, http://paris.tribunal-administratif.fr/Actualites-du-Tribunal/Espace-presse/L-association-Anticor-perd-son-agrement-lui-permettant-de-se-porter-partie-civile-dans-les-procedures-de-corruption.

[18] Cass. Crim., 31 janvier 2018, n° 17-80.659, Publié au bulletin.

[19] Cass. Crim., 9 novembre 2010, n° 09-88.272, Inédit.

[20] Parquet national financier (PNF), Lignes directrices sur la mise en œuvre de la convention judiciaire d’intérêt public, 16 janvier 2023, p. 9.

[21] CA Toulouse, 20 nov. 2006, n° 05-00.853.

[22] Cass. Crim., 7 mars 2017, n° 16-83.000.

[23] Parquet national financier (PNF), Lignes directrices sur la mise en œuvre de la convention judiciaire d’intérêt public, 16 janvier 2023.

[24] CEDH, Grande chambre, 29 mars 2010, n° 3394/03, Medvedyev et a. c/ France.

[26] Cons. const., 18 juin 2021, n°2021-918 QPC.

[27]voir supra

[28] TJ Paris, Ordonnance de validation de la convention judiciaire d’intérêt public PNF c/ Bolloré SE du 9 février 2021, 26 février 2021, https://www.agence-francaise-anticorruption.gouv.fr/files/files/ordonnance_validation_CJIP_Bollore.pdf.

 [MF1]Il est difficile de mĂ©langer deux façons de faire un plan : ici vous passez Ă  un A/B/ ,alors que vous avez adoptĂ© la façon amĂ©ricaine (1.1.1.1.). Normalement, le A. devrait ĂŞtre un 3.1.2.1. et le B. un 3.1.2.2…. ; si vous en ĂŞtes d’accord, je vais le changer, puisque vous avez choisi un plan amĂ©ricain (sans annonce de plan).

L’article qui avait Ă©tĂ© envoyĂ© en modèle Ă©tait sur le modèle europĂ©en (I.A.1.).

 [MF2]Il faudrait si vous mettez des guillemets faire la citation. Citez-vous l’article d’Alain Couret ? Il faudrait le mettre en rĂ©fĂ©rence ? Ou bien ne pas faire la rĂ©fĂ©rence si vous ne voulez pas que cela apparaisse.