► RĂ©fĂ©rence complète : J.-B. Blanc, « La loi, source de l’Obligation de Compliance », in M.-A. Frison-Roche (dir.), L’Obligation de Compliance, 
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► RĂ©sumĂ© de la contribution  (fait par le Journal of Regulation & Compliance) : Dans la perspective du LĂ©gislateur, l’auteur estime qu’en matière de Compliance c’est Ă celui-ci que primautĂ© doit ĂŞtre donnĂ©e, la dĂ©finition de la Compliance comme Ă©tant la « privatisation de la RĂ©gulation Ă©tant contestable et ne devant en toutes hypothèse pas aboutir Ă dĂ©possĂ©der le LĂ©gislateur de son pouvoir et de son devoir de fixer les règles essentielles.
En deuxième lieu, dĂ©veloppant ce qui pourrait ĂŞtre dĂ©signĂ© par l’expression de « compliance lĂ©gale, l’auteur souligne que des lois essentielles, notamment la loi dite Sapin 2, ont posĂ© les principes fondamentaux, car cela est l’apanage du LĂ©gislateur, l’article 17 de la loi Sapin 2 prescrivant ce que l’entreprise doit faire. C’est l’application de la loi qui est ainsi dĂ©lĂ©guĂ©e, et non le pouvoir lĂ©gislatif lui-mĂŞme. L’on retrouve la mĂŞme logique dans la loi Egalim 3.Â
En troisième lieu, l’auteur souligne que c’est encore le LĂ©gislateur qui encadre la façon dont les entreprises vont mettre en oeuvre le dispositif de principe conçu et imposĂ© par celui-ci. En effet, l’effectivitĂ© des « buts monumentaux » est l’affaire du LĂ©gislateur qui doit regarder l’efficacitĂ© du dispositif mis en place par les entreprises assujetties.
L’auteur en conclut que la compliance peut ĂŞtre envisagĂ©e comme une extension de la volontĂ© lĂ©gislative, oĂą le Parlement, par ses lois, confie aux entreprises une part de la responsabilitĂ© de la rĂ©gulation, dont il encadre la mise en oeuvre par celles-ci, ce qui l’oblige lui-mĂŞme Ă sans cesse s’adapter et Ă©voluer.
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🦉Cet article est accessible en texte intégral pour les personnes inscrites aux enseignements de la Professeure Marie-Anne Frison-Roche
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