19 May 2018 ·

Être débiteur ou être créancier

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  1. L'Occident a bien du mal à reconnaître l'existence de cette dette, et la nature de celle-ci. Ainsi Balzac écrivait : "Tout homme meurt débiteur, son père lui a donné la vie et il est incapable de la lui rendre". Comme cette formulation est inappropriée ....En effet, elle suppose un rapport de débiteur - créancier, rapport dans lequel le débiteur doit rendre. Ce qu'il ne peut jamais faire, sauf lorsque le garçon part à la guerre pour protéger l'homme mûr (ce qui expliquerait que Balzac ne vive que le père et non pas la mère), le fils "payant alors sa dette" par sa propre mort.  ... Alors que le "don" nous rend débiteur d'une gratitude, qui exprime un lien vertical avec celui ou celle (car je rappelle que l'enfant a une mère) qui l'a engendré. Ce lien vertical, noué par une création continuée de gratitude, l'Asie et l'Afrique, par les rites aux parents et aux ancêtres, le respectent. Ainsi, quand nous pourrons, nous ne sommes pas en dettes, nous ne sommes pas en manque (car la dette au sens comptable est un manque). Comment ne pas mesurer l'infériorité de pensée d'une phrase comme celle de Balzac ? Si elle n'est pas pour rire, c'est une phrase misérable. Et si elle est pour rire, c'est une bien triste phrase.

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    A votre citation de Balzac, l'on peut ajouter la citation de Léon Bourgeois "tout homme est débiteur de l'association humaine".



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    Tout homme meurt débiteur, son père lui a donné la vie et il est incapable de la lui rendre (Balzac)
  2. François d'Assises auquel François Cheng a consacré un ouvrage, auteur qui se place à la croisée de nos deux histoires.
  3. A travers le Droit de l'Environnement, nouvellement conçu.

    A travers le Droit de la Compliance, plaçant la personne humaine au centre des libertés économiques.
  4. La notion de "dette" engendre alors la notion de "devoir" puisqu'il s'agit de "prendre en charge" (les parents, les ancêtres, la nature, le futur). La question se déplace alors : en effet, que se passe-t-il si la personne ne s'est pas placée volontairement dans la situation dont elle bénéficie ? Qu'elle ne voulait pas de cet avantage ? Par exemple l'enfant en voulait pas être né ; l'individu ne veut pas de la France ; l'être français déteste ces ancètre . Cela nous ramène à la théorie du "consentement à l'impôt".